L’historique de la SIG par la SIG

La SIG est l’association qui à la fois défend et récolte les droits liés à la prestation artistique d’un interprète. De la même façon que les auteurs ont leurs droits d’auteur, les interprètes ont des droits sur la diffusion de leurs oeuvres. Ils sont parfois aujourd’hui remis en question par certains producteurs ou même des associations de consommateurs qui voudraient pouvoir plus facilement « mettre les oeuvres à disposition du marché ».

Il va sans dire que le SSRS, comme l’ensemble des syndicats d’interprètes, se bat pour une meilleure reconnaissance de ces droits qui sont garants à la fois de la reconnaissance du travail effectué par l’interprète et d’un revenu complémentaire à des salaires qui sont souvent peu élevés.

Lorsque l’on se souvient qu’il y a moins de 100 ans toutes les représentations auxquelles participaient les artistes interprètes étaient des événements uniques impossibles à copier, on comprend alors pourquoi ces derniers n’ont eu besoin que depuis peu d’une protection spécifique pour l’utilisation de leurs prestations. La possibilité de fixer et de reproduire des prestations artistiques représentait pour les artistes interprètes un danger que des lois et des contrats internationaux devaient atténuer.

La Société Suisse des Artistes Interprètes ou Exécutants a fait de son mieux dès ses débuts pour que les artistes interprètes ne perdent pas tous leurs droits en cas d’exploitation de leurs prestations. En plus de la participation financière en cas d’exploitation, une des préoccupations principales de la SIG a toujours été

d’exiger le respect des aspects éthiques en cas d’utilisation de prestations artistiques.

Bien que la Suisse ait signé en 1961 à Rome la Convention Internationale sur la Protection des Artistes Interprètes ou Exécutants, des Producteurs de Phonogrammes et des Organismes de Radiodiffusion, le parlement en a repoussé la ratification jusqu’en 1993. Encore une fois, et ce n’est pas la dernière, grâce à l’entêtement et aux compétences de la SIG, le législateur a finalement intégré un droit voisin dans la Loi sur les droits d’auteur, que nous avons jugé en grande partie acceptable.

Dès lors, les possibilités techniques d’utilisation des oeuvres se sont multipliées à grande vitesse et continuent de le faire; les dispositions de protection doivent être adaptées également à ces nouvelles données. C’est également dans ce sens que la SIG va mobiliser ses forces à l’avenir.

La Société Suisse des Artistes Interprètes ou Exécutants est la seule organisation représentative faîtière d’artistes toutes tendances confondues. Dans la SIG, il n’y a ni utilisateurs, ni organisations d’employeurs. C’est pour cette raison que la SIG peut se permettre de défendre, mettre en place et combattre exclusivement pour les droits des artistes et pour exercer une influence sur les mécanismes législatifs.

Et si vous voulez défendre vos droits et ceux des autres interprètes: Adhérer à la SIG !